Fabienne BUTRUILLE-KISVEL Docteur en psychologie clinique
Fabienne BUTRUILLE-KISVEL    Docteur en psychologie clinique

Peurs et phobies

Peurs des araignées, des serpents, de la foule, de l’avion, de conduire... la phobie est la maladie psychologique la plus fréquente. On estime que 5 à 25 % de la population souffrirait de phobie. Ce n’est ni un caprice ni un manque de maîtrise, la phobie est tout simplement incontrôlable.

 

Les phobies peuvent déboucher sur des crises de panique et devenir très réellement handicapantes, quand il faut éviter absolument d'être confronté à l'objet ou le fait de ses angoisses.

 

En cas d'arachnophobie par exemple (la peur des araignées), la simple vue d'une araignée active dans le cerveau une partie que l'on appelle les amygdales. Elles détectent ce qui paraît menaçant et alertent le système de défense, en déclenchant une cascade d'événements. Résultat : on transpire, le rythme cardiaque s'accélère et les muscles se contractent, comme pour préparer la fuite. Ce n'est qu'une fois que le corps est mis en alerte que les amygdales avertissent une autre partie du cerveau : le cortex préfrontal. Il analyse l'objet de notre peur et l'évalue.

 

Lorsque l’on est phobique, le mécanisme qui déclenche la peur est amplifié. Cette peur devient incontrôlable et disproportionnée comparée aux risques encourus. Car dès que les amygdales détectent l'objet de la phobie, elles envoient en permanence des alertes. Du coup, les centres nerveux qui sont censés analyser le message sont comme noyés. Ils ne parviennent pas à tempérer et à contrôler cette peur. La phobie crée ce que l'on appelle une anxiété chronique.

 

Il suffit souvent de quelques séances pour débarrasser le phobique de ses peurs.

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Psychothérapie - Hypnose médicale