Peur de l’avion, peur du vide, peur d’être enfermé, peur des araignées, peur de la foule… Face à certaines situations jugées dangereuses, la peur peut s’avérer salvatrice. Mais que faire lorsque celle-ci devient phobique et empêche de vivre normalement ?
Comprendre les troubles phobiques
L’élément essentiel qui définit un trouble phobique est l’évitement. Lorsque l’on éprouve de la peur, on peut la ressentir tout en affrontant la situation qui la génère. La personne phobique, elle, se trouve souvent dans l’incapacité d’affronter sa peur. Elle met alors en place des stratégies d’évitement qui peuvent progressivement limiter sa vie personnelle, sociale ou professionnelle.
Les troubles phobiques peuvent être d’origines différentes : psychologique, traumatique, mais aussi liées à l’apprentissage, notamment lorsqu’un discours parental ou éducatif met en alerte sur un danger particulier.
Les différents types de phobies
Si plus de 400 phobies sont répertoriées, la plupart d’entre elles peuvent se catégoriser en trois grands groupes.
Les phobies spécifiques concernent par exemple la peur des araignées, des serpents, de l’avion, du vide, du sang ou encore des espaces clos. Elles peuvent exister sous des formes plus sévères, avec un évitement total et une anxiété anticipatoire importante.
Les agoraphobies correspondent à la peur de certains lieux ou situations dont il pourrait être difficile de s’échapper, comme les espaces ouverts, les transports, les files d’attente ou les lieux très fréquentés.
Les phobies sociales se manifestent par une peur intense du regard de l’autre, du jugement, de la prise de parole ou de certaines interactions sociales.
Quand consulter pour une phobie ?
Certaines phobies spécifiques ne nécessitent pas toujours de prise en charge lorsqu’elles n’ont pas d’impact important sur la vie quotidienne. En revanche, lorsqu’une phobie entraîne un évitement massif, une anxiété anticipatoire, une perte de liberté ou une souffrance psychologique, il devient important de consulter.
Une personne phobique des araignées qui s’installe à la campagne et se trouve confrontée quotidiennement à sa phobie peut, par exemple, développer un état d’épuisement ou un vécu dépressif. De même, un trouble agoraphobe ou une phobie sociale importante nécessitent généralement un accompagnement adapté.
L’hypnose dissociative dans l’accompagnement des phobies
L’hypnose dissociative peut aider à travailler sur l’origine de la phobie, les émotions associées et les réactions automatiques qui se déclenchent face à la situation redoutée. Elle permet de créer un état modifié de conscience dans lequel la personne peut revisiter certaines représentations internes, mobiliser ses ressources et modifier progressivement sa manière d’appréhender la peur.
L’objectif n’est pas de forcer la personne à affronter brutalement sa phobie, mais de l’accompagner à son rythme afin de réduire l’intensité émotionnelle, d’apaiser l’anxiété anticipatoire et de retrouver davantage de liberté dans sa vie quotidienne.
Consulter une psychologue hypnothérapeute à Nice permet d’être accompagné dans un cadre bienveillant et sécurisant pour mieux comprendre sa phobie, travailler sur ses mécanismes et avancer progressivement vers un mieux-être.